Loi 25 & données
Outils d'IA conformes à la Loi 25 : le guide pratique
Par L'équipe ATOM SolutionsMis à jour le 6 min de lecture
Vous voulez utiliser un outil d'IA pour votre PME, mais la Loi 25 vous rend nerveux ? Voici l'essentiel : un outil d'IA est conforme à la Loi 25 quand vous savez où vivent vos données, que vous dites clairement à vos clients comment leurs renseignements personnels sont utilisés, que vous demandez leur consentement au besoin, et que vous gardez la trace de qui touche à quoi. La conformité ne dépend pas seulement de l'outil que vous choisissez, mais aussi de la façon dont vous l'utilisez.
La Loi 25 (officiellement la Loi modernisant des dispositions législatives en matière de protection des renseignements personnels) encadre, au Québec, la façon dont les entreprises traitent les renseignements personnels. L'IA n'y échappe pas. Voici ce que ça implique concrètement, et comment choisir un outil sans vous tromper.
Les critères d'un outil d'IA conforme à la Loi 25
- Hébergement des données
- Idéalement au Canada
- Vos données entraînent-elles le modèle ?
- Non, de préférence
- Entente de traitement des renseignements
- Oui, signée avec le fournisseur
- Journal des accès
- Qui consulte quoi, et quand
- Données sensibles
- Possibilité de les garder à l'interne
Ce que la Loi 25 demande quand vous utilisez l'IA
La Loi 25 ne parle pas d'« intelligence artificielle » comme telle. Elle parle de renseignements personnels — un nom, un courriel, un dossier client, un numéro de dossier. Dès qu'un outil d'IA touche à ces données, quatre principes s'appliquent.
- Information claire et consentement. Vous devez dire à vos clients, en mots simples, comment leurs renseignements sont utilisés. Si un outil d'IA analyse leurs données d'une nouvelle façon, ça doit être clair — et, dans bien des cas, consenti.
- Transparence sur les décisions automatisées. Si une décision qui concerne une personne est prise uniquement par un système automatisé (par exemple, refuser une demande sans qu'un humain regarde le dossier), cette personne a le droit d'en être informée et de demander qu'un humain révise la décision.
- Minimisation des données. Vous ne collectez et ne donnez à l'outil que les renseignements vraiment nécessaires à la tâche. Pas tout le dossier « au cas où ».
- Préférence pour le traitement au Canada. La loi exige d'évaluer le risque avant de transférer des renseignements hors Québec. En pratique, garder les données hébergées et traitées au Canada simplifie beaucoup cette évaluation.
La liste de vérification pour choisir un outil
Avant de brancher un outil d'IA sur vos données, posez ces questions au fournisseur. Une bonne réponse claire est déjà un bon signe.
- Où sont hébergées les données ? Cherchez un hébergement au Canada. Si les données partent aux États-Unis ou ailleurs, il faut évaluer le risque et, souvent, l'encadrer par contrat.
- Mes données servent-elles à entraîner le modèle du fournisseur ? La réponse idéale est non. Vos données clients ne devraient pas nourrir un modèle partagé avec d'autres entreprises. Beaucoup d'outils offrent une option « pas d'entraînement » — vérifiez qu'elle est activée.
- Y a-t-il une entente de traitement des renseignements ? Exigez une . C'est le contrat qui dit, noir sur blanc, ce que le fournisseur a le droit de faire avec vos données — et ce qu'il n'a pas le droit de faire.
- Y a-t-il un journal des accès ? Vous devez pouvoir savoir qui a consulté quelles données, et quand. C'est utile au quotidien, et indispensable s'il y a un jour un incident.
- Peut-on garder les données sensibles à l'interne ? Pour les renseignements les plus délicats (santé, finances, dossiers RH), l'idéal est de pouvoir les traiter sur vos propres serveurs, sans qu'ils quittent votre environnement.
Outil grand public ou solution sur mesure ?
Les deux approches peuvent être conformes. Le choix dépend de la sensibilité de vos données et du contrôle dont vous avez besoin.
| Critère | Outil grand public | Solution sur mesure |
|---|---|---|
| Hébergement | Souvent hors Canada | Au choix (Canada possible) |
| Entraînement sur vos données | À vérifier au cas par cas | Aucun, par défaut |
| Données sensibles à l'interne | Rarement possible | Possible |
| Mise en place | Rapide | Plus longue |
| Contrôle et traçabilité | Variable | Élevé |
Un outil grand public bien configuré peut très bien faire l'affaire pour des tâches peu sensibles. Pour des données délicates ou un usage central à votre entreprise, une solution sur mesure vous donne le contrôle.
Le piège : ce n'est pas seulement l'outil
C'est le point le plus important, et le plus souvent oublié. Un outil « conforme » ne vous rend pas automatiquement conforme. La Loi 25 regarde l'usage, pas seulement la technologie.
Vous pouvez avoir le meilleur outil hébergé au Canada et quand même être en faute si vous y versez des données sans consentement, si vous en gardez plus que nécessaire, ou si personne ne sait qui y a accès. À l'inverse, un outil bien encadré, avec des règles claires et une équipe formée, vous met dans une bien meilleure posture.
Comment ATOM aborde la question
Notre réflexe n'est pas « mettons de l'IA partout ». C'est « quel est le bon outil pour ce problème ? ». Souvent, l'IA est une partie de la réponse, pas toute la réponse.
Quand l'IA a vraiment sa place, on construit des solutions sur mesure hébergées au Canada, où vos données restent chez vous et ne servent jamais à entraîner un modèle partagé. On commence petit, on livre une première version utile rapidement, et on vous explique chaque choix en mots simples — pas en jargon. Vous gardez le contrôle de vos données, et la tranquillité d'esprit qui vient avec.